Dessins enroulés
Dessins en contre-jour devant une fenêtre
Photo découpée de dessin enroulé

Photo découpée de dessin enroulé en contre-jour


Plasticien

Recherches sur la mélancolie , par M. Andry 1785
–







Les « Galets magdaléniens » font référence aux galets gravés de la Colombière où se superposent des dessins de rennes, rhinocéros laineux, chevaux, ours, boeufs musqués, félins… Nul ne sait quel pouvait être le sens ou la fonction de ces galets. Toutefois l’hypothèse a été émise qu’ils auraient pu servir d’esquisses pour des gravures ou peintures pariétales.
Je suis donc parti de cette idée qu’en produisant mes propres galets et en me glissant à l’intérieur grâce à une modélisation 3D, je pourrais créer du même coup des grottes ornées.
Vous êtes donc invité(e)s à entrer dans mes galets/grottes via les 3D virtuelles ci-dessous.
Merci à Alain Duménieu pour ces modélisations 3D
L’élan des ours

–
–
Le bison rose

–
–
Le cheval et les loups

–
–
Le cimetière des mammouths

–
Brisures et rogatons

–
Les animaux endormis

–
L’exploit des taureaux (inachevé)

Irlande 2005

Burgos 2007
Burgos 2007
Essais
Quelques explications ici et là.
Installation lumino cinétique H221 x L217 x P86 cm




Paréidolies
On appelle “paréidolie” ce phénomène psychique qui consiste à voir une chose dans une autre : un animal dans la forme incertaine d’un rocher, un visage dans un nuage, une forme humaine dans un tronc d’arbre… Un exemple souvent cité est celui de Léonard de Vinci qui voyait des paysages de montagnes dans les taches, les mousses et les moisissures d’un mur (1).
Ce phénomène n’est pas seulement un jeu optique car il est fort possible qu’il soit à l’origine de l’invention de la représentation. En effet, des études ont montré qu’avant de dessiner des animaux sur les parois des grottes, les artistes paléolithiques ont “vu” leurs formes dans les reliefs ou les fissures de la roche, quelques tracés venant les compléter de manière à en fixer l’interprétation (voir par exemple le bison de la grotte de Bédeilhac). Ceci explique les positionnements souvent aléatoires des animaux qui répondraient davantage aux contraintes du support qu’à toute autre logique.
Le préhistorien M. W. Scardoveli en arrive ainsi à la conclusion que “selon de nombreux chercheurs ces paréidolies représentent l’emblème même de l’art préhistorique, et cela parce que ces figures incorporent en elles ce « dialogue » que les artistes instauraient avec les parois des cavernes, dialogue qui les portait à intégrer volontiers les formes naturelles dans leurs créations artistiques (S. E. Guthrie, 1995; Meschiari, 2009; Sauvet et Tosello, 1998).”(2)
En soulignant les ombres et les reliefs, en les animant légèrement, la lumière vacillante de la flamme augmentait ces illusions optiques. L’étude d’A. Needham portant sur les plaquettes de Montastruc conservées au British Museum montre que celles-ci comportent des traces de chauffe et que le feu jouait probablement un rôle dans l’animation des dessins gravés : “la lumière et les ombres mouvantes, sont propices au déclenchement de réponses psychologiques visuelles et perceptives. Le système visuel est prédisposé à utiliser les ombres et l’éclairage pour comprendre la profondeur et les dimensions d’un objet ; le déplacement de la lumière sur une surface peut donc créer l’illusion qu’un objet se déplace en profondeur, même s’il est statique en taille et en position. La sensibilité aux formes préexistantes dans les plaquettes de Montastruc peut faire allusion au déclenchement d’une autre réponse psychologique : la paréidolie – la perception de formes reconnaissables dans des motifs aléatoires – qui peut être plus puissante dans des conditions de faible luminosité”(3).
Etrangement les galets et os gravés de la Colombière – comme le galet gravé du campement d’Etioles – ont tous été retrouvés à proximité de foyers. Quels rôles pouvaient alors jouer la lumière, la chaleur et la convivialité du feu?
A partir de moyens actuels – infographies, tirages sur supports vinyles, lampes led – j’ai cherché à traduire ces interrogations sur l’apparition incertaine et fugace des premières images.
Jean-Yves Amir, mai 2023
(1) Léonard de Vinci: « Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches [varie macchie] ou faits de pierres multicolores [in pietre di vari misti], avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras l’analogie [similitudini] de paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines, larges vallées et collines de toute sorte. Tu pourras y voir aussi des batailles et des figures aux gestes vifs et d’étranges visages et costumes et une infinité de choses que tu pourras ramener à une forme nette et compléter [ridure in integra e bona forma]. Et il en va de ces murs et couleurs comme du son des cloches ; dans leurs battements tu trouveras tous les sons et les mots que tu voudras imaginer.» Léonard de Vinci, La peinture, textes réunis, traduits et annotés par André Chastel, avec la collaboration de Robert Klein, 1964, Paris, Hermann, p. 173.
(2) Etude sémiotique sur la latéralisation des figures animales dans l’art pariétal du Paléolithique en France; Mattéo Wladimiro Scardovelli; Université du Québec à Montréal, 2017
(3) Art by firelight? Using experimental and digital techniques to explore Magdalenian engraved plaquette use at Montastruc (France); Andy Needham ; Université de York; 2022
Tirages sur Dibond 80 x 60 cm
Rifiuti, en italien, signifie “déchets” ou “refusés”. Les motifs de cette série – qui comprend une douzaine de variations – sont des objets banals destinés à la poubelle comme des sachets en papier et des épluchures. Ces objets photographiés en recto/verso sont en quelque sorte sublimés par la lumière qui fait apparaitre de subtiles superpositions de teintes et de formes en les traversant. Les éléments exposés permettent de comparer les photos à leurs modèles respectifs.
Tisane Bio

Mots croisés 1

Galettes des Rois

Fruits et légumes

Epluchures 1

Labo

Epluchures 2

Dans les choux

Alien

Action rapide

Dans la nature
